Que savez-vous des préférences sexuelles des hommes et des femmes ?

Que savez-vous des préférences sexuelles des hommes et des femmes ?
Les femmes aimeraient plus les caresses que les hommes qui, eux, seraient plus portés sur la chose ! Sur la sexualité aussi, on est plein d’idées reçues. Le point pour y mettre fin… enfin !

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Les hommes ont plus besoin de faire l’amour que les femmes. Vrai ou faux ?

Faux !

La pulsion sexuelle est aussi forte et aussi puissante chez elles que chez eux ! Bien sûr, la femme connaît un pic de désir sexuel les deux semaines précédant l’ovulation, moment de son cycle où elle est fécondable.

L’homme étant toujours prêt à procréer aurait un taux hormonal plus stable. Mais nous ne sommes pas que pétris d’hormones ! De culture sexiste aussi…

Or, véhiculer cette idée reçue a longtemps été une manière de justifier les infidélités sexuelles masculines : « Les pauvres, ils ont tant de besoins ! »

Enfin, il ne faut pas se fier aux apparences pour tirer des conclusions. Un homme excité présente une érection, et c’est visible ; une femme dans le même état éprouve des sensations dans le secret de son ventre, et cela passe inaperçu.

Les femmes aiment plus les caresses que les hommes. Vrai ou faux ?

Faux !

Tous les êtres humains sont recouverts à l’âge adulte d’une enveloppe de peau, qui recèle 1 500 000 récepteurs capables de capter les stimulations venant de l’extérieur. Les hommes comme les femmes sont donc susceptibles de vibrer sous les caresses.

S’ils n’y parviennent pas spontanément, c’est d’abord pour des raisons culturelles. Les petits garçons sont touchés et caressés par leur mère moins longtemps que les fillettes. Ils ne sont donc pas éveillés à la sensualité. De plus, ils vivent dans une société qui attend encore d’eux qu’ils se conduisent comme des durs ! Ils ont donc tendance à revêtir une carapace.

Par ailleurs, la sexualité masculine ne prédispose pas à la caresse. La pulsion érotique des hommes en état d’excitation est axée sur leur pénis. Ils sont donc pressés qu’on s’occupe d’eux à cet endroit-là. Mais ils s’habituent très vite et très bien à éprouver les sensations délicieuses des caresses sur toute leur peau.

Source : "Le traité des caresses", Gérard Leleu, éd. J’ai Lu.

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Les femmes ont surtout du plaisir à en donner. Vrai ou faux ?

Faux.

Cette idée est encore un reliquat de notre culture. Pendant des siècles, pour s’assurer que les femmes restent fidèles à leur mari et ne soient enceintes que de lui, on n’a rien trouvé de mieux que de prétendre qu’une honnête femme n’était pas portée sur la sexualité. Qu’elle ne s’y soumettait que par devoir conjugal. Le plaisir sexuel était du côté des femmes de mauvaise vie.

Depuis l’avènement de la contraception, la sexualité des femmes se libère et se rapproche de plus en plus de celle des hommes : elles n’attendent plus le mariage pour faire l’amour, elles connaissent plusieurs partenaires au cours de leur vie, elles peuvent faire l’amour sans amour...

Par ailleurs, le plaisir sexuel des femmes est connu depuis l’Antiquité pour être largement supérieur à celui des hommes : les femmes peuvent connaître plusieurs orgasmes successifs au cours d’un même rapport.

Source : "Enquête sur la sexualité en France", éd. La découverte.

Les hommes ont envie plus longtemps. Vrai ou faux ?

Faux.

Certes, pour les femmes, la ménopause est liée à la baisse de production de certaines hormones, comme les estrogènes, qui sont responsables du désir sexuel. Une baisse du désir est donc physiologiquement possible, mais elle n’est pas fatale.

Des enquêtes montrent que de nombreuses femmes ont une vie sexuelle plus épanouissante après la ménopause. La maturité, le fait de mieux se connaître, la liberté de pouvoir jouir de leur corps sans se soucier de contraception, seraient autant de facteurs susceptibles de réactiver leur potentiel érotique. Elles pourraient donc s’éclater au lit plus souvent et plus volontiers… sans limite dans le temps.

Ce qui n’est, en revanche, pas toujours le cas des hommes, qui peuvent avec l’âge connaître des pannes d’érection et par voie de conséquence – la fonction créant l’organe ! – de désir.
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